Lancement des préparations du Sneltram

Travaux sur le Ring mise pleinement sur le réseau Brabantnet. Il s’agit de trois lignes de tram et de trambus, dont une sur laquelle circulera le Sneltram le long de l’A12, celle qui va de Willebroek à Bruxelles-Nord. Il doit parcourir une distance de 29 km en 40 minutes, ce qui représente un gain de temps considérable par rapport aux transports en commun actuels.

De nouveaux arrêts sont prévus à Willebroek, Londerzeel, Wolvertem, Meise et Strombeek-Bever. De Willebroek à Londerzeel, le Sneltram circulera à l'est de l'A12 et, de Londerzeel à Bruxelles, le Sneltram circulera à l'ouest de l'A12. Le Sneltram suivra ensuite le tracé des lignes de tram existantes 51 via Tour & Taxis et le nouveau pont Suzan Daniel au-dessus du canal vers la gare du Nord. Des aménagements pour les cyclistes de haute qualité seront également mis en place le long du parcours. 

Les préparations ont entretemps commencé. Le processus d'octroi de licences et d'appels d'offres se poursuivra en 2021 et 2022. La construction de la ligne de tram pourra commencer en 2023. 

Nous nous sommes entretenus avec Joost Swinnen, chef de projet intégral du Brabantnet et lui avons posé quelques questions.  

Pourquoi investir dans l’aménagement du Sneltram ?

Joost: Temps, qualité et mobilité. Le temps, c’est de l’argent. Les transports en commun doivent donc être rapides et fiables. Grâce au Sneltram, un déplacement en transports en commun de et vers Bruxelles prendra deux fois moins de temps qu’aujourd’hui. De plus, l’amélioration de la qualité des transports en commun convaincra également des automobilistes à ne plus contribuer aux embouteillages de la périphérie flamande autour de Bruxelles. La qualité de vie dans notre région s’en trouvera dès lors améliorée. En outre, la véloroute entre Bruxelles et Willebroek sera également réalisée parallèlement au Sneltram, afin de pouvoir bientôt assurer une mobilité quelque peu plus durable et saine dans notre région.

Quels sont le calendrier et la procédure ?

Joost: En 2018, le Gouvernement flamand a décidé de délimiter la zone du Sneltram le long de l’A12. En 2020, il déterminait l’emplacement des arrêts de tram, de la véloroute, des ponts et tunnels cyclables ainsi que les adaptations nécessaires de l’infrastructure routière. L’autorité approuvait ces adaptations en avril 2020 par la ratification de la dénommée « Startnota » (note de démarrage). La « Projectnota » (note de projet) suivra en 2021. Les interventions sur l’infrastructure seront élaborées et conçues de manière plus détaillée dans la note de projet. Nous pensons par exemple à la hauteur des ponts cyclables par-dessus l’A12 ou la longueur des quais des arrêts du Sneltram.

L'étape suivante, après l'approbation de la note de projet, consiste à cartographier l'impact sur l’environnement au moyen d'une EIE (étude d’impact sur l'environnement). Pour certaines interventions qui ont un impact majeur sur les personnes et/ou l'environnement, des mesures alternatives seront proposées, telles que des écrans antibruit, un matériau de revêtement routier adapté ou un régime de vitesse différent. Le permis d’environnement sera demandé en même temps que cette étude d’impact sur l’environnement. L'obtention du permis d’environnement est prévue pour l'année 2022.

Une fois le permis accordé et les terrains acquis, le projet pourra être réalisé par un entrepreneur. Cet entrepreneur sera désigné par le biais d'une procédure d'appel d'offres public au nom de De Werkvennootschap. La recherche d'un entrepreneur approprié est prévue pour l'année 2023.

Pourquoi géomètres et prospecteurs géologues sont-ils actuellement sur le terrain ?

Joost: Le projet est passé à la vitesse supérieure. Les architectes et concepteurs travaillent d’arrache-pied tant pour concevoir et dessiner le trajet du tram que pour façonner l’environnement autour des arrêts de tram. Pour que les architectes puissent bien faire leur travail, ils ont besoin des données correctes sur l’état actuel, telles que la mesure de la limite avec l’A12, la mesure des terrains se trouvant le long de l’A12 qui accueilleront le tram, l’état du sol et du sous-sol. L'infrastructure, en particulier celle des trams, des ponts et des tunnels, doit en effet pouvoir être solidement ancrée dans le sous-sol.

Les géomètres fixent également les limites exactes de la zone où le tram passera à côté de l’A12. Pour pouvoir le faire avec exactitude, ils se rendent aussi sur le terrain.

Les propriétaires des parcelles concernées ont-ils été informés de ces mesures ?

Joost: Oui, nous avons adressé un courrier non seulement aux propriétaires des parcelles concernées mais aussi à ceux des parcelles adjacentes. Les géomètres ont pour mission de collecter toutes les données existantes sur les parcelles concernées. Rien ne peut en effet leur échapper, pas même les accords du passé. Ils ont par conséquent besoin non seulement des données cadastrales des parcelles sur lesquelles le tram circulera, mais aussi des parcelles qui les jouxtent.

Y aura-t-il des expropriations ? Quelle est la procédure ? 

Joost: Nous essayerons d’éviter les expropriations. Nous nous entretenons avec les propriétaires des parcelles dont une partie est nécessaire pour le trajet du tram et les arrêts. Les propriétaires concernés seront invités l’année prochaine à un premier entretien avec nous. Ils y seront informés de la zone exacte nécessaire pour le tram et de la manière par laquelle nous calculons le prix d’achat. Nous prenons donc le temps de négocier à cet égard et partons du principe que nous parviendrons à un accord avec chaque propriétaire. Si cela ne devait pas être le cas, les propriétaires peuvent toujours faire appel à un médiateur de l’Autorité flamande. Ce médiateur sert d’interlocuteur pour les propriétaires et les aide à trouver une solution.

Avez-vous encore des questions sur le Sneltram ?

Consultez la page de projet ou la foire aux questions sur le Sneltram.

Sneltram FAQ

Vous n’y retrouvez pas votre question, envoyez un e-mail à sneltram@werkenaandering.be